The Evil Within : The Assignment

Note de la rédac 6.0
Note internautes 6.2 10 vote(s)
Bon
Les + :

Le nemesis stylé
Pas mal de réponses
L'absence d'action, surprenante
Le mode Kurayami

Les - :

Environnements hétérogènes
Infiltration sommaire
Des redites (logiques) de décors
Le cinémascope pour l'infiltration

Test de The Evil Within : The Assignment

Bethesda signe un premier DLC efficace - à défaut d'être génial - pour son survival horror The Evil Within.

Chose promise, chose due. Tango Gameworks justifie la vingtaine d'euros demandés pour le Season Pass de The Evil Within avec The Assignment. Ce premier DLC scénarisé sera suivi de The Consequence, qui viendra conclure l'aventure spin-off de Juli Kidman au printemps prochain. C'est en effet sur l'énigmatique compagnon de Sebastian Castellanos, que l'on croise à de nombreuses reprises lors de la campagne principale, que se concentre le diptyque de contenus additionnels. Cela vaut-il une replongée dans l'horreur ?

Juli ou la belle vie
The Evil Within : The Assignment
Très centré sur l'action, The Evil Within voit ce premier DLC le prendre à revers côté gameplay. Pas d'arme à feu durant ces trois heures de contenu supplémentaire, hormis un passage scripté qui ne restera pas dans les mémoires : Juli Kidman devra éviter à tout prix l'affrontement direct, et se contentera de quelques stealth kills à coup de hache, de pièges mortels que les monstres déclencheront à leur passage mais surtout de manœuvres d'esquive utilisant les spécificités de chaque décor et, il faut bien le dire, la bêtise crasse des infectés.

Kidman s'y colle
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The Evil Within : The Assignment
Hormis quelques infectés classiques - mais aveugles, pour ne pas discerner le faisceau de votre lampe torche, qui reste votre seul gadget permanent - Juli croisera quelques rampants explosifs, mais surtout un nemesis des plus stylés. Avec sa tête d'ampoule et sa démarche chaloupée, ce monstre spécial saura vous faire suer par sa simple présence. Voilà de quoi justifier l'ajout d'une mécanique plus sécurisante de couverture, et d'un level-design qui regorge cette fois de décors à hauteur de taille. Pas folle, la bête.

Notons tout de même le léger désagrément causé par les bandes noires ; si le format cinémascope ne nous avait pas choqués en fin d'année dernière, c'est parce qu'il n'entravait jamais la progression somme toute violente de Sebastian Castellanos. Avec ce gameplay basé sur la discrétion, et donc sur la précision des déplacements silencieux, on est cette fois régulièrement perturbé par l'absence de recul et de verticalité de ce point de vue panoramique, ce qui peut s'avérer frustrant par moments, notamment dans les coins les plus sombres et/ou escarpés.

Sa créature lui échappe
The Evil Within : The Assignment
L'infiltration pure selon The Evil Within n'a, malgré cela, rien de rebutant, sans proposer un schéma ludique transcendant pour autant. Le joueur se laisse du coup balloté d'environnements réellement inquiétants en poncifs du genre, souvent déjà aperçus dans le jeu de base d'ailleurs : The Assignment a de toutes façons pour but principal de combler les blancs scénaristiques, ce qu'il fait relativement bien pour un épisode tronqué. Le DLC nous initie aux intérêts réels de l'organisation Mobius, avec laquelle Juli semble jouer double, mais également au fonctionnement du Stem et de l'implication de Ruvik dans sa création.

The Evil Within : The Assignment
Autant dire qu'il faudra avoir attaché particulièrement d'importance à l'histoire de The Evil Within pour lever plus qu'un sourcil circonspect au déroulement narratif, qui s'achève par une jolie séquence de fuite : outre sa fulgurante esthétique, elle apporte quelques réponses bienvenues tout en promettant un second DLC signifiant. Avec ses quelques secrets annexes à débusquer et son mode Kurayami, qui propose de refaire le contenu additionnel entièrement plongé dans le noir (sensations garanties !), The Assignment assure l'essentiel niveau contenu et intérêt.

Conclusion
Sans être particulièrement génial à jouer, The Assignment est un contenu additionnel tout à fait décent si l'on a un minimum gouté au scénario tarabiscoté de The Evil Within. On ne jugera de l'intérêt des tergiversations philosophiques de Juli Kidman qu'une fois l'intégralité de ce spin-off bouclé, mais en conservant l'ambiance horrifique particulière du jeu de Shinji Mikami tout en en changeant drastiquement le gameplay, Tango Gameworks fait montre d'un intérêt réel pour sa licence et, par ricochet, pour ses joueurs.
le 16/03/2015 à 18:03, Maxence
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